Origine et parcours

Né d’une famille paysanne à Landecy en 1946, Marcellin Barthassat termine un apprentissage de dessinateur, puis obtient son titre d’architecte en 1983 à Zurich (REG A). Co-fondateur du « collectif d’architectes bbbm » (1984-2006), puis de l’atelier « ar-ter architecture-territoire » (2008-2018), une fusion avec l’atelier lausannois David Andrey et Manuel Barthassat en 2019, forme l’atelier « quatre architecture territoire ». Il fut impliqué dans de nombreux projets significatifs à Genève, où convergent les échelles de l’architecture, du patrimoine, de l’urbanisme et du paysage. 

Entre 1996 et 2007, il est chargé d’enseignement à l’Institut d’architecture de l’Université de Genève (IAUG), filières du patrimoine et du paysage,

puis rejoint en 2009 la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (HEPIA). Il y dirigera un atelier de projet dans le cadre du Master en urbanisme. Sensible aux questions patrimoniales, urbaines et territoriales, il est engagé à Patrimoine suisse Genève et dans les associations professionnelles FSU et FAS. Dès 2019, il est nommé à la Commission cantonale d’urbanisme. Par ailleurs, sa pratique de l’alpinisme lui permet d’arpenter et percevoir la nature des reliefs et les mutations environnementales entre plaine et montagne. Cette passion entretient et participe à la compréhension des paysages alpestres, composantes caractéristiques d’une région transfrontalière où il habite.

cheminement, dates clés



1984-2004

Création du collectif d’architectes, pour différentes études et réalisations notamment : transformation du grand rural de Landecy en logements coopératifs (1986), restauration des Bains des Pâquis (1996), construction de logements dans les quartiers du Pommier et de Cressy (2003).



1996-2007

Enseignement à l’Institut d’architecture de l’Université de Genève(IAUG), filière Sauvegarde du patrimoine bâti (1995-1998), et filière architecture et paysage (2002-2007).

 

 
1998-2005

Membre du comité du Festival Amadeus, La Touvière à Meinier, Genève. Coresponsable des aménagements et installations.

 


1996-2003
Expert à l’unité d’enseignement UE-F du département d’architecture à l’Ecole polytechnique de l’EPFL.
 


1999-2004

Membre du Fond Cantonal d’Art Contemporain (FCAC) de l’État de Genève.

 
 

 
1998-présent

Membre du comité dès 1998, Président de Patrimoine suisse Genève (2003-2011) (www.patrimoinegeneve.ch).

 


2005-2013

Membre de la Commission cantonale d’aménagement du territoire (CAT) de l’Etat de Genève.

 


2008-2018

Co-fondateur de l’atelier ar-ter, architecture territoire. Voir différentes études et réalisations :  monographie sur ar-ter, atelier d’architecture-territoire, éditions espazium, Bâtisseurs suisses 2018.

 

 
2009-2018

Enseignement à la Haute école du paysage, de l’ingénierie et de l’architecture (HEPIA) dans la filière architecture du paysage.

 

 

2019-Présent
Co-fondateur de l’atelier quatre, architecture territoire. Voir études et réalisations :www.quatre.ch.

 

 

2019-Présent
Membre de la Commission cantonale d’urbanisme du Département du territoire de l’Etat de Genève.

 

 
La pratique d’architecte ouvre plusieurs « fenêtres » qui touchent à divers métiers. Mais encore au monde associatif, à la gouvernance, à la pédagogie, au débat public. Cette page retrace quelques étapes et engagements marquants, qui élargissent le champ d’une profession, et les recherches qui lui sont liées.

Architecture et territoire

L’itinéraire commence au début des années 1980 avec la réhabilitation d’une ferme à Bossy et la transformation d’un grand rural à Landecy dans la campagne genevoise. Deux réalisations marquantes, partagées dès 1984 avec des compagnons de route organisés en collectif d’architectes*. L’aventure durera une vingtaine d’année au cours desquelles le collectif a conduit plusieurs projets de logements, notamment dans les quartiers du Pommier, de Cressy et en Ville de Genève. Avec la restauration des Bains des Pâquis, l’équipe s’engage résolument dans une implication publique. L’association des usagers (AUBP) nous ayant sollicités pour élaborer en 1987 un contre-projet de sauvegarde des bains, menacés de démolition.

Avec les charges d’enseignement et les préoccupations environnementales, notre positionnement s’est attaché à des questions sociales, culturelles, dans un esprit de coopération et de formation, au travers notamment des domaines du patrimoine, du paysage et de l’aménagement urbain. Dès 2001 la dynamique d’atelier va s’inscrire dans une orientation qui privilégiera davantage des approches écologiques. Le collectif sera s’impliqué dans le programme de « renaturation » des cours d’eau : la Versoix, la Seymaz, puis l’Aire en phase préliminaire.

En 2006 le collectif se sépare, Marcellin Barthassat poursuit son engagement d’enseignement. Avec Jacques Menoud et Laurent de Wurstemberger, ils créent l’atelier ar-ter. Plusieurs études d’aménagement de paysage et d’urbanisme dans l’agglomération transfrontalière du Grand Genève (Plan paysage et PACAs) seront réalisées, ainsi que des reconversions de fermes, de l’ancien site hydraulique de Vessy, de la gare CFF, d’espaces publics à Carouge et à Versoix. Prendre en compte le contexte, l’espace public, l’économie de moyens et l’écologie de la mesure comme fondement à leur pratique de projet.

En 2018 ar-ter se modifie, certains collaborateurs visent d’autres directions. Une nouvelle structure se crée avec David Andrey et Manuel Barthassat, établit jusque-là à Lausanne. Ceux-ci apportent leurs compétences pour créer l’atelier quatre architecture territoire, qui s’inscrit dans une continuité de valeurs acquises précédemment de leurs divers parcours. L’atelier s’investit dans l’accueil de jeunes en formation. Un désir d’entreprendre de la conception à la réalisation (www.quatre.ch).


* Georges Descombes et Jacques Menoud pour la ferme à Bossy. Collectif d’architectes Marcellin Barthassat, Marc Brunn, Claude Butty et Jacques Menoud

Enseignements

Master en Développement Territorial, organisation UNIGE / UNINE / HEPIA : enseignant responsable de l’atelier de projet CreST, sous la direction de Bernard Debarbieux, Laurent Matthey et Natacha Guillaumont (2014 – 2018).

Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture (HEPIA) : enseignement de projet en filière architecture du paysage, 3ème année phase urbanisme, sous la direction de Laurent Daune (2009 – 2013).

Enseignement de projet en filière architecture du paysage, module agriculture urbaine (2012 – 2017).

Institut d’Architecture de l’Université de Genève / IAUG : chargé d’enseignement pour le 2ème cycle) en architecture et paysage, sous la direction de Georges Descombes, Michel Corajoud, Alain Léveillée (2000 – 2005).

Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne / EPFL, département d’architecture : expert à l’unité d’enseignement UE-F, chaire du professeur Claude Morel (1996 – 2003).

International Laboratory of Architecture and Urban Design / ILA&UD : enseignant invité, Urbino et San Marino, sous la direction de Giancarlo de Carlo (1996).

Institut d’Architecture de l’Université de Genève / IAUG :
 chargé d’enseignement pour le 2ème cycle en sauvegarde du patrimoine bâti (1995 – 1998).

 
 

voir et dessiner

Visiter, interpréter, voir, retranscrire, communiquer, des mots qui disent la capacité du dessin à représenter les choses. Quel rôle peut-il jouer dans la perception et la compréhension de nos regards ? Certes le goût du dessin ne va pas de soi, tracer des formes pour transmettre des contextes et des informations qui se travaillent. Le dessin articule le donné et l’imaginaire dans nos domaines de l’architecture, du paysage ou de l’urbanisme. Dessiner ne nécessite pas d’intermédiaire, seul crayon, plume ou pinceau s’expriment. À l’instar de l’écriture, le dessin remonte à quelques millénaires de représentations et d’interprétations.

Îles dalmates / Croatie.

La brise de l’ouest s’est évanouie dans l’obscurité, puis un est léger s’est levé à l’aube (Pierluigi Fachinotti) Paysages

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